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Machine Hagelin C-36

Les premières machines de modèle C-36 ressemblent très fortement au modèle C-35 tel que décrit par Boris Hagelin dans son brevet #2,089,603 de machine à chiffrer qu'il dépose en 1935 :

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Machine Hagelin C-35


Les photos de machine C-36 proposées sur cette page m’ont été amicalement transmises par Jean Marguin, amateur de machines à chiffrer et auteur d’un livre sur l’« Histoire des instruments et machines à calculer».
Cet exemplaire, aurait été trouvé dans le parc du château de Quesnoy-sur-Airaines dans la Somme, un des derniers bastions de résistance des soldats français en juin 1940.

closer look c36

La cage à écureuil est constituée de 25 barres, comprenant chacune un seul curseur fixe.
Jusqu’ici la ressemblance avec la C-35 est flagrante.
En fait, la différence (au niveau du mécanisme) entre les deux modèles réside dans la distribution des curseurs sur les barres :

C-35

C-36

Position du curseur

Indice de barre

Indice de barre

1

1

1

2

2, 3

2, 3

3

4 -> 7 (4)

4 -> 6 (3)

4

8 -> 15 (8)

7 -> 13 (7)

5

16 -> 25 (10)

14 -> 25 (12)


Quelques photos de cette superbe machine :

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Machine C-36 M2

Selon un exposé du colonel FABREGUETTES, deux améliorations (que nous détaillerons plus bas) seront par la suite apportées à cette C-36, qui donneront naissance à la C-36 M2, machine qui équipera après guerre les unités jusqu'à l'échelon régiment :

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Contexte d'utilisation de la machine (source).

C-36 M2

C-36 M2 zoom

On peut noter sur les photos ci-dessus que la C-36 M2 possède toujours 5 roues-clef, sa cage à écureuil est toujours constituée de 25 barres, mais ces dernières sont désormais dotées de 2 curseurs mobiles. De plus, les caractères sur la roue des types deviennent interchangeables.

Ci-dessous, quelques numérisations qui m'ont été transmises par John Alexander (www.enigma2go.co.uk). Elles sont tirées d'un manuel destiné en France au « sous-officier spécialiste des transmissions » et qui décrit l'utilisation de la machine Hagelin C-36 M2. A noter que ce manuel est édité en 1955, alors que le chiffrement de la machine n'est déjà plus considéré comme sûr. Après guerre, l'achat de machines à chiffrer n'était clairement pas une priorité, et on ne peut pas comparer l'état de l'art des connaissances cryptologiques françaises face à celui de deux pays comme les US et le Royaume-Uni qui avaient pris une avance considérable sur le sujet en cassant les chiffres allemands et japonais. Les C-36 M2 seront ensuite abandonnées pour mieux adopter les M-209 offertes par les Etats Unis dans le cadre d'un partenariat au sein de l'OTAN.

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